chorégraphe

Juliette Louste

 

dramaturge

Abel Vernet

 

danseurs

Darío Bardam

Elena Lalucat

 

musique

Mozart – Debussy – Stravinsky –
Beethoven – Messiaen – Ravel

 

techniciens

Juliette Louste

Abel Vernet

 

production 

Àtic 22 - Tantarantana

2013

 

 

durée: 1h

 

besoins techniques:

une table, deux chaises, deux fauteuils, un porte-manteaux, une veille télévision, autre mobilier de décoration ou de la vie quotidienne (certains de ces éléments peuvent être fournis par la Compagnie si besoin), espace suffisant, équipement technique nécessaire (lumière et son)

Réalités parallèles

 

 Cette pièce chorégraphique a  été conçue dans le cadre du projet Go Home, o 4 maneres de quedar-se sense sostre (« Go Home, ou 4 manières de se retrouver sans toit ») selon lequel 3 metteurs en scène et un chorégraphe ont réalisé chacun 1 pièce sur la même thématique commune, mise en scène par un unique scénographe choisi pour ce projet. La problématique de départ était la suivante :

 Qu’est-ce qui peut nous déloger, nous faire sortir de chez nous ? Qu’est-ce qu’une expulsion et comment cela advient-il ?

 

 

 Interprétée par un danseur et une danseuse, la proposition chorégraphique de Juliette Louste interroge la façon dont les images médiatiques nous envahissent dans notre propre intérieur. Omniprésentes, aliénantes, elles nous manipulent, s’emparent progressivement de l’espace de notre logis, jusqu’à progressivement nous en mettre à la porte.

 Sur une musique classique de quatuor à cordes, une mise en abîme s’effectue  par le truchement des 2 danseurs installés devant leur poste de télévision, interrogeant par là-même la position du spectateur.

 Tous ces écrans et les mondes d’images qu’ils véhiculent, sont-ils encore là pour nous distraire, ou ont-ils acquis un pouvoir de contrôle de nos propres représentations, de notre réalité objective mais aussi subjective ? Nous  influençant consciemment et inconsciemment, ne nous installent-ils pas « hors de nous », falsifiant notre libre-arbitre, mettant en péril notre sentiment de sécurité existentielle?

 

 

 C’est vers cet envahissement créant du déséquilibre que nous emmènent les danseurs dans des séquences minutieusement écrites et composées, musicalement et drammaturgiquement, créant un corpus gestuel global très proche de celui qui pourrait contemplé pendant cette même durée assis sur un canapé devant la télévision allumée…